juin 23
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Objectif 15 : C’est parti

Les élus de gauche du 15ème ont désormais leur propre bulletin d’information. Au sommaire de ce premier numéro, un point sur les grands projets portés par la gauche dans l’arrondissement, un peu d’actu municipale et un portrait de notre collègue Marie-Hélène Pietranico. Bravo à toute l’équipe de rédaction et rendez-vous à la rentrée pour le numéro deux !

Toutes les idées d’articles sont, évidemment, les bienvenues.

Publié par Philippe à 16:50
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juin 11
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Le commentaire tant attendu

“Hey Philippe ? Tu ne commentes pas le score du PS aux européennes ?”

Voilà le genre de message sympathique que m’envoient certains amis (mais néanmoins adversaires politiques :p) depuis quelques jours. La vérité, c’est que j’avais un peu la tête ailleurs qu’à écrire sur ces européennes. Je livre quand même le commentaire tant attendu.

C’est une râclée. Une énorme branlée. Un peu mieux que le score de 1994… mais à l’époque, la gauche sortait d’une énorme crise morale, Tapie roulait des mécaniques et les français avaient eu un peu de mal à comprendre les discours de Michel Rocard (certains linguistes travaillent toujours dessus).

Ce constat effectué, un sentiment personnel. Toutes les défaites sont injustes… mais celle-ci l’est particulièrement. Je continue à penser que le programme européen du PS était un vrai programme, qui avait en plus l’avantage d’être en phase avec le projet porté par les 27 partis socialistes européens. Nous n’avons pas su communiquer sur nos propositions phares… tant pis pour le salaire minimum dans tous les pays européens, tant pis pour le grand plan européen autour des énergies renouvelables, tant pis pour les 10 millions d’eco-emplois. On va donc probablement en reprendre pour quelques années de Baroso et devoir supporter l’attitude triomphante de l’UMP qui se sent pousser des ailes. Il parait que Xavier Bertrand a déjà commandé plusieurs caisses de rosé coupé au vin blanc pour fêter la victoire du sarkozysme triomphant : Beurk.

Rien à dire sur la très bonne campagne de Cohn-Bendit : il a su trouver des personnalités pour incarner son projet. Le projet en lui même n’était pas trop clivant : l’écologie… l’Europe de quoi ratisser large (d’ailleurs, c’était dans le titre). Bien vu.

J’ai beau lire partout qu’Europe-Ecologie a fait une campagne européenne… j’ai surtout l’impression que Dany a - comme tout le monde - beaucoup critiqué Nicolas Sarkozy et aligné les bonnes blagues sur François Bayrou (j’avoue, moi aussi j’ai bien rigolé au “François a vu la vierge”). La séquence ahurissante sur France 2 et la diffusion du film Home auront probablement un peu aidé dans les derniers jours… quoique… peut-être pas tant que ça.

Concernant la campagne du PS… elle a pataugé. Le message a constamment changé (un coup stop-sarko, un coup vive l’Europe, un coup stop-la-crise) rendant nos propositions inaudibles. Les listes ont été constituées à l’ancienne, à la proportionnelle des courants, ce qui a donné l’impression d’un parti se regardant le nombril.

Pour avoir fait pas mal de porte à porte dans le 15ème, j’ai eu l’impression que nos électeurs habituels avaient envie de punir le PS du spectacle lamentable du congrès de Reims (le meeting de Martine et Ségolène est arrivé bien trop tard). Depuis dimanche soir, j’ai un peu l’impression que ces déçus du PS culpabilisent un peu, à la manière de la mère qui aurait fichu une énorme baffe à son môme de 5 ans et qui se dirait “mince, j’y suis peut-être allé un petit peu fort”. Grosse déception pour Benoit Hamon qui n’est pas réélu. Un peu les boules aussi pour Monique Saliou, 4ème de liste en Ile-de-France, qui aurait fait une très bonne députée européenne (parce que Monique, l’Europe, c’est son dada :p).

L’erreur serait aujourd’hui d’enchainer sur une nouvelle séquence de luttes fratricides. J’ai l’impression qu’on va échapper au match retour du congrès de Reims… et qu’on va tous s’y mettre. Tant mieux.

Publié par Philippe à 22:54

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mai 31
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Ségolène Royal : “Imposer un nouveau rapport de force”

Cette semaine dans l’hebdo des socialistes, la Présidente de la région Poitou-Charentes et candidate socialiste à l’élection présidentielle en 2007, Ségolène Royal appelle à donner un nouveau visage à l’Union et en finir, enfin, avec la domination de la droite.

Pourquoi est-il important d’éviter la dispersion ?

Parce que la seule force politique capable d’imposer un nouveau rapport de force en Europe, c’est le Parti socialiste européen. Pour faire enfin une Europe sociale, pour réconcilier l’Europe avec ses valeurs de justice, de solidarité, valeurs qui ont été dévoyées et trop souvent oubliées. Plus les députés socialistes seront puissants au Parlement, plus ils feront bloc et plus ils seront en capacité d’imposer une autre Europe.

C’est pourquoi j’appelle à la mobilisation du peuple de gauche, pour qu’il vote socialiste le 7 juin. Nous ne pouvons pas, par la dispersion et l’abstention, reconduire une droite européenne qui a été l’alliée fidèle et constante d’un capitalisme rapace. Cette élection européenne est notre chance pour montrer que la promesse de l’Union est toujours vivante et qu’elle peut inventer un nouveau modèle de développement économique et social. Alors le 7 juin prochain, nous devons tous nous lever pour dire : cinq ans de Commission Barroso, cinq ans de domination de la droite au Parlement européen, on a compris, c’est assez !

Seule une majorité socialiste peut changer l’Europe. Mais comment ? En quoi ses actions au Parlement peuvent-elles avoir une conséquence directe sur la vie des citoyens ?

Je voudrais rappeler un chiffre : près de 70% de la législation française est d’origine européenne. Le Parlement européen est l’émanation de la volonté souveraine des peuples européens.

Une majorité socialiste, cela veut dire un président de la Commission européenne socialiste et une majorité au Parlement pour gouverner, avec les peuples et pour les peuples. C’est donc des « lois » européennes pour changer la vie de nos 27 pays : protéger l’accès de tous à la santé, à l’éducation, au logement, à l’énergie, adopter des normes sociales et environnementales communes.

Cela veut dire un plan de relance digne de ce nom, un investissement nouveau dans les infrastructures européennes et la recherche, un leadership assumé dans la croissance verte.

Une majorité de gauche, c’est aussi un Parlement fort et incontournable face au Conseil des ministres européens, notamment pour harmoniser la fiscalité et lutter contre le dumping, pour créer un gouvernement économique européen, pour lancer une véritable politique industrielle à l’échelle du continent. C’est donc un nouveau visage pour l’Union, un nouveau cap, une nouvelle ligne d’horizon fondée sur le respect des valeurs humaines.

Justement quelles sont les valeurs portées par les socialistes à Bruxelles ?

Celles que nous défendons tous les jours dans nos responsabilités d’élus de terrain : les valeurs humaines contre les superprofits et les rentes ; les valeurs de solidarité contre la concurrence de tous contre tous ; les valeurs d’ordre juste contre tous les désordres financiers, économiques, environnementaux, sociaux. Au cynisme libéral qui a dévoyé l’Europe, nous opposons la réconciliation sociale, la réconciliation des citoyens avec une Europe qui semble si lointaine, la réconciliation avec une radicalité qui se développe partout en Europe, la réconciliation, enfin, de l’Europe avec le monde.

Propos recueillis par G.G.

Publié par Philippe à 16:56

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mai 27
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Un conseil d’arrondissement orageux

Le Parisien fait aujourd’hui le compte rendu de notre conseil d’arrondissement de lundi. L’ambiance est assez proche de la réalité : une tension extrême.

Dommage qu’il ne soit pas fait mention des sujets traités. L’ordre du jour a en effet abordé des points très clivants.

Le premier gros désaccord entre la majorité et les élus d’opposition portait sur le projet de transfert d’un certain nombre de compétences de la mairie centrale vers les mairies d’arrondissement. Il s’agit, de mon point de vue et de celui des autres élus de gauche d’un projet innovant… et de bon sens. Paris est historiquement une gérée de façon centralisée. Bertrand Delanoë a depuis 2001 initié un vrai travail avec les mairies d’arrondissements, notamment en renforçant leurs moyens. L’idée est aujourd’hui d’aller plus loin, notamment en matière d’attribution des subventions aux associations locales ou de gestion de la propreté.

Concernant l’attribution des subventions, autant le dire clairement, l’évolution voulue par le maire de Paris se traduira pas un contrôle renforcé de la part de notre groupe sur le maire d’arrondissement. Nous exigerons la mise en place de critères clairs et transparents… comme toujours.

Sur la propreté, l’idée n’est pas de décentraliser l’ensemble des compétences aux mairies d’arrondissement. Les maires d’arrondissement seront d’avantage associés afin de réaliser un véritable co-pilotage.  Les moyens humains ne leur seront en revanche pas transférés : d’une part pour une raison sociale (les agents sont, à juste titre, très attachés à leur statut de fonctionnaires de la ville de Paris), d’autre part pour une raison d’efficacité liée aux synergies rendues possibles par l’existence d’un service d’échelle parisienne.

Pour la droite, c’est là que ça coince. A entendre l’adjoint au maire du 15ème plaider pour une privatisation pure et simple du service public de nettoyage, je ne me fais pas vraiment d’illusions quant à ce que ferait la majorité UMP du 15ème si elle avait la maitrise des moyens. Ce n’est heureusement pas à l’ordre du jour.

Le deuxième point de clivage de lundi soir était lié à l’installation d’une aire pour les gens du voyage dans le 15ème. A entendre les critiques de la droite (toujours les mêmes : trop cher, nuisances…), j’avoue avoir été un peu scotché. Paris ne fait qu’appliquer la loi. L’emplacement a été arrêté avec le préfet de Paris. Pas grand chose à redire… donc.

Publié par Philippe à 23:10
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mai 10
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Le one man show d’Obama…

Hier se tenait le traditionnel diner des correspondants à la maison blanche. Comme de tradition depuis la présidence Bush, le président des Etats-Unis a pu se livrer au difficile exercice du discours à prendre au deuxième degré. La démocratie américaine a ceci d’exemplaire qu’elle ne se prend pas toujours au sérieux. Le discours d’hier soir est bourré d’humour… j’imagine les réactions outrées de commentateurs français si un homme (ou une femme) politique s’adonnait à cet exercice.

Tout y passe : le recours systématique d’Obama au prompteur, le récent survol de New-York par un avion de la maison blanche, la sympathie générale des journalistes à l’égard du candidat démocrate lors de l’élection présidentielle, l’Obamania qui frise parfois à l’idolâtrie, la grippe mexicaine, la primaire démocrate impitoyable…

Le discours se termine par un vibrant hommage au rôle de contre-pouvoir joué par les médias dans la démocratie américaine. Voilà au moins une tradition que les médias et les politiques français seraient bien avisés de transposer dans la démocratie française.

Publié par Philippe à 22:43
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mai 07
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Les menaces et les intimidations de la droite du 15ème : lettre ouverte à Philippe Goujon

Chassez le naturel, il revient au galop. Depuis l’élection de Bertrand Delanoë en 2001, l’époque RPR où des logements sociaux et des places en crèches étaient attribuées à des “amis” en échange d’une reconnaissance électorale sur dix générations est révolue dans la plupart des arrondissements parisiens.

Un incident survenu après le dernier conseil d’arrondissement du 15ème nous montre qu’il reste beaucoup de chemin à faire dans certains arrondissements où la gauche est encore minoritaire.

Mes collègues élus et moi-même avons tenu à adresser cette lettre publique à Philippe Goujon.

Cette lettre est donc cosignée avec Anne Hidalgo, Claude Dargent, Fatima Lalem, Gilles Alayrac, Isabelle Roy, Vincent Flouquet, Catherine Bessis, Mathieu Blin et Marie-Hélène Pietranico.

Monsieur le Député-Maire,

Nous tenons par cette lettre que nous allons rendre publique à vous exprimer notre ferme condamnation de l’incident grave et inadmissible qui s’est produit devant témoins, à l’issue du conseil d’arrondissement du 4 mai 2009.

Alors que celui-ci venait d’être levé, Françoise Malassis, votre adjointe chargée de la Petite enfance (UMP) dans le 15ème, a invectivé José Baghdad, conseiller d’arrondissement de l’opposition. Notre collègue lui avait posé une question inscrite à l’ordre du jour, sur les modalités d’attribution des places en crèche dans notre arrondissement. En dépit de sa réponse prononcée en séance, votre adjointe a jugé pertinent de l’intimider, une fois les micros éteints, en lui tenant les propos suivants : « Vous vous inquiétez pour votre place en crèche ? Vous allez le payer ».

Ces propos consternants sont intolérables : ils ne sont que chantage et pression inacceptables, quand la gestion de la petite enfance dans le 15ème requiert impartialité et respect. La Mairie du 15ème n’applique ni les règles de transparence ni celles de confidentialité, tandis que les attributions continuent d’être satisfaites en dehors d’une commission dédiée.

Si notre collègue José Baghdad est effectivement père depuis quelques mois, Françoise Malassis aurait dû mesurer combien la question qu’il lui posait au titre du mandat qu’il lui a été confié, faisait écho à une préoccupation constante et partagée par l’ensemble des jeunes parents du 15ème. Il est fort regrettable que votre adjointe ne s’en soit pas tenue au respect du débat démocratique et de l’opposition, sans exercer de menaces.

Depuis 2002, la Mairie de Paris invite les mairies d’arrondissement à créer une commission d’attribution des places en crèche composée de professionnels et d’élus : celle du 15ème a été mise en place en 2008 et n’a été jusqu’alors qu’un artifice de transparence où, pour chaque berceau disponible, un seul dossier était présenté. Pour mémoire, le 30 mars, Françoise Malassis avait même reconnu en séance du conseil, que cette commission n’avait pas vocation à être décisionnaire.

Face à une telle situation et suite à un incident de cette nature, nous vous demandons, Monsieur le Député-Maire, de prendre vos responsabilités, d’appliquer la transparence réclamée en toute légitimité par les familles du 15ème et de veiller à ce que Françoise Malassis ne réitère pas de telles menaces vis-à-vis de qui que ce soit. Il pourrait même sembler logique qu’elle présente ses excuses à notre collègue.

Nous vous demandons de joindre ce courrier au compte rendu du conseil d’arrondissement et vous prions d’agréer, Monsieur le Député-Maire, l’expression de notre considération distinguée.

Publié par Philippe à 7:50
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mai 05
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L’opiniâtreté fini toujours par payer

Siéger dans l’opposition au conseil d’arrondissement n’est pas chose facile. Avec mes amis élus de gauche, nous voyons notre temps de parole chronométré et charcuté, nos interventions systématiquement ponctuées  d’interruptions intempestives du maire du 15ème, nos propositions quasi systématiquement rejetées. Folklorique les premiers mois… très fatiguant ensuite.

Malgré ce climat de tensions permanentes, nous avons décidé de ne rien lâcher. Il faut croire que notre opiniâtreté a fini par payer. Hier, une demande que nous formulons depuis de longs mois ont enfin trouvé un écho favorable au prix de discussions interminables.

L’adjoint au maire du 15ème en charge de la sécurité semble enfin prendre au sérieux le problème des sectes dans notre arrondissement. Jusqu’ici, on avait droit au mieux à “ça ne concerne pas le maire d’arrondissement, nous ne pouvons rien faire” et au pire, à un inquiétant discours sur la liberté de culte rappelant les propos d’une conseillère de Nicolas Sarkozy qui avait considéré que les sectes étaient un non problème en France. Certes, le vœu que nous avons présenté hier sur ce sujet a été rejeté (malgré le soutien de certains élus UMP) mais les mesures que nous suggérions vont, semble-t-il, être mises en œuvre. Il était temps !

Voilà qui va donc nous encourager à continuer nos autres combats pour plus de transparence et d’équité face au service public de proximité, pour une gestion rationnelle des comptes de la mairie d’arrondissement, pour une vraie démocratie participative dans les conseils de quartier, pour une vraie impartialité des articles publiés dans le journal municipal qui se résument parfois à des tracts anti-Delanoë.

Rêvons un peu : peut-être que dans un futur proche, le maire du 15ème arrêtera de confondre son mandat électif et sa fonction de président de la fédération UMP. Yes we can !

Publié par Philippe à 18:28
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avr 24
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Réunion tuperware avec le préfet de Police à la mairie du 15ème

Libé relate, dans son édition de mardi, la réunion organisée par le maire du 15ème autour du préfet de police. Le regard du journaliste est plutôt critique : une salle visiblement remplie de militants (assez âgés) de l’UMP, une parole monopolisée par le maire et le préfet pendant près d’une heure, l’intervention de notre collègue Gilles Alayrac (conseiller de Paris élu sur la liste Delanoë-Hidalgo) huée… avec la complicité apparente de Philippe Goujon.

Gilles, qui en plus d’être un élu compétent, ne manque pas d’humour, signe un billet d’humeur révélateur des pratiques peu républicaines en vigueur à la mairie du 15ème (le lien ici) : “Nous eûmes d’abord droit à une bonne heure et demie de monologues des autorités (la Préfecture de Police et le Maire du 15ème) très satisfaites du bilan en matière de sécurité, des lois votées. Et si le nom de Michèle Alliot-Marie ne fut pas prononcé plus d’une fois ou deux, celui de Nicolas Sarkozy agrémenta, toutes les deux ou trois minutes, les interventions.”

La suite du billet de Gilles est encore plus révoltante :

Je lève le doigt encore une fois, puis une autre… La situation devient embarrassante. Il faut agir ou partir. Je décide donc de m’adresser à l’animatrice de la soirée et lui fait part de mon souhait de parler.

“Je souhaiterais intervenir”.

Pas de réponse. Et le micro repart vers un monsieur qui n’en peut plus des SDF devant chez lui.

“Madame, j’ai demandé la parole, j’aimerais pouvoir parler”.

Elle ne peut ignorer que je suis un élu, je suis entouré par 20 autres collègues, tous de l’UMP, tous devant, comme moi !

“Pourquoi souhaitez-vous le micro ?”

J’explique alors les conditions dans lesquelles j’ai été convié et mon étonnement face à cette question. Elle ne cille pas.

“Mais que souhaitez-vous dire ?”

Je dois alors calmement expliquer à cette fonctionnaire impartiale que jusqu’à nouvel ordre, je ne donne à personne le contenu de mes interventions et que je n’entends pas le faire ce soir mais que si on ne voulait pas donner la parole à l’opposition dans une réunion “républicaine”, qu’elle me le précise…

Pendant ces tentatives, à la tribune, on regarde ailleurs et on reste de marbre, pour ne pas s’apercevoir qu’un élu du 15ème a des choses à dire, peut-être pas tout à fait convergentes avec la pensée unique qui s’exprime ce soir-là.

J’ai donc enfin pu parler.

Naturellement, la tribune et une partie de la salle qui avait déjà follement applaudie l’arrivée du Maire dans la salle puis chacune de ses interventions, n’ont peut-être pas apprécié que quelqu’un rompe le délicieux consensus pour l’entendre dire que les statistiques des actes violents explosent ces dernières années, qu’on peut avoir des appréhensions avec le doublement du nombre de gardes à vue en 20 ans, qu’il faut que la police trouve le ton juste pour dialoguer avec les jeunes et qu’enfin, il ne sert à rien de demander le doublement ou, pourquoi pas, le triplement des caméras dans le 15ème, avant d’avoir évalué si ça avait marché.

Cette même partie de public ne pouvait plus m’entendre quand je demandais au Commissaire de police d’améliorer l’accueil du public et des victimes. Elle était trop occupée à huer celui qui avait osé abordé autrement la question de la sécurité lors de cette réunion de “dialogue républicain”…

Je suis assez tenté de présenter des excuses à Gilles Alayrac pour ces pratiques lamentables qui n’engagent pas les parisiennes et les parisiens. Visiblement, la gestion du 15ème arrondissement par Philippe Goujon n’est ni en phase avec les us et coutumes républicains, ni respectueuse des principes démocratiques les plus élémentaires.

Publié par Philippe à 18:38
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avr 24
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Bourdes, polémiques et mensonges : Sale semaine à l’UMP

La semaine aurait pu être bien meilleure à l’UMP. Au-delà des propos du premier ministre qui sont apparus totalement déconnectés du désespoir ressenti par de nombreux français, la semaine a été marquée par deux épisodes qui pourraient prêter à rire si ils ne concernaient pas des personnalités politiques de premier plan.

Rachida Dati à coté de la plaque sur les européennes

Le plus gros buzz est à mettre au crédit de Rachida Dati. Lors d’une réunion avec les jeunes de l’UMP, la (toujours) ministre de la justice est apparue hilare, incohérente dans ses propos et incompétente sur les dossiers européens.

Amenée à évoquée laborieusement la question des énergies renouvelables Rachida Dati peine à réciter son texte. Plus grave, répondant à une question de l’assistance, la candidate aux élections européennes déclare que l’Europe “s’occupe de ce qu’on lui demande de s’occuper… et elle s’occupe avec les personnes qui peuvent porter ces affaire à s’occuper”.

La désinvolture de la candidate étonne… Harlem Désir, député européen et tête de liste du PS en Ile-de-France pour les prochaines élections européennes s’est déclaré “scandalisé qu’on envoie siéger au parlement européen des gens totalement incompétents”. Une consternation partagée…

Frédéric Lefebvre placé devant ses contradictions

Rachida Dati n’est cependant pas la seule personnalité sarkozyste à faire la une des dépêches. Vivement critiqué sur la blogosphère, Frédéric Lefebvre a annoncé qu’il riposterait à toute attaque des internautes.

Injustifiées ces critiques ? Vraiment ? On remarquera surtout que le porte parole de l’UMP est le champion du monde de la calomnie, des retournements de veste et des excuses bidons.

Le faux caillassage de la caravane de l’UMP

L’affaire la plus stupéfiante de la semaine est probablement ce caillassage inventé par Xavier Bertrand suite à l’accueil mitigé de la “caravane de l’UMP” à Lyon. Cette opération de communication lancée pour les européennes a visiblement été mal accueillie par les étudiants qui manifestaient. Il n’en fallait pas plus pour que le président UMP déclare à RTL que “200 jeunes cagoulés [avaient] caillaissé la caravane pour les européennes (…) dans un petit village près de Lyon”.
200 jeunes cagoulés ? Une version qui ne convainc pas la préfecture du Rhône : “il s’agissait d’une manifestation autorisée d’étudiants contre la réforme universitaire (…) et d’une caravane de Jeunes UMP également autorisée à s’installer sur la même place. Il y a eu quelques échanges de noms d’oiseaux, mais aucun caillassage. Nous n’avons retrouvé que la trace de trois oeufs. Certains étudiants portaient des cagoules, mais c’était plus en réaction à l’interdiction du port des cagoules prononcée par Nicolas Sarkozy que pour se cacher. Après, peut-être que les jeunes dans la caravane ont eu peur… C’est certainement pour ça qu’ils en ont rapidement informé Paris…” (l’article du Figaro ici)

Pour détendre un peu Xavier Bertrand, offrons lui un sympathique interlude musical :)

Publié par Philippe à 18:21
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avr 10
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Conseils de quartier : Une manipulation ordinaire dans le 15ème

Dans le 15ème arrondissement, la majorité a pris la mauvaise habitude d’instrumentaliser la démocratie participative et de transformer les conseils de quartier en tribune politique pour l’UMP. Et tant pis si pour y parvenir, il faut distiller des fausses informations aux habitants.

Dernière illustration en date lors de la réunion plénière du conseil “Citroën-Boucicault”. Depuis plusieurs mois, un projet de réaménagement du jardin André Citroen est en cours. Plusieurs réunions d’information ont été organisées (dont une en mairie du 15ème), le sujet a souvent été évoqué en conseil d’arrondissement.

Ce projet a, l’année dernière, donné lieu à des débats ubuesques en conseil d’arrondissement au sujet d’un manège implanté dans le “jardin blanc”, une partie du parc où se trouvent déjà des jeux pour les enfants. La droite avait, à l’époque, dénoncé les éventuelles “nuisances” provoquées par un manège, les risques d’attroupements et l’insécurité.

Personnellement, j’ai du mal à voir quelles nuisances peut générer un manège ne fonctionnant que la journée, et à comprendre en quoi les bambins qui le fréquentent peuvent être une source d’insécurité.

Ce débat ridicule se poursuit désormais… puisque Jean-Baptiste Menguy, l’élu UMP qui présidait la dernière séance du conseil de quartier, a récemment fait courir la rumeur qu’un deuxième manège serait installé. Source de cette nouvelle polémique, une maquette présentée à la mairie du 15ème représentant un manège consacré aux animaux disparus.

Ce qu’oublie de dire l’élu UMP, c’est qu’il était depuis le début prévu que ce nouveau manège, réalisé en partenariat avec l’école Boule, viendrait remplacer le premier installé de façon transitoire. Jean-Baptiste Menguy était parfaitement au courant : l’information avait été donnée par Anne Hidalgo (première adjointe au maire de Paris), mais aussi par Claire de Clermont-Tonnerre (première adjointe du maire UMP de l’arrondissement) en conseil d’arrondissement. En expliquant que la mairie d’arrondissement “était non-propriétaire de l’information qui ne lui était pas communiquée”, Menguy s’est bien fichu des habitants présents. Voilà donc quelle est sa conception de la démocratie locale et participative.

Publié par Philippe à 15:54
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