J’aurais pu faire un article élogieux sur la prestation télévisée la plus attendue de l’année, je veux bien entendu parler du passage de Cindy Sanders à l’émission “La Nouvelle Star” mercredi sur M6.
J’aurais pu, aussi, faire un long commentaire de la toute aussi longue mise en scène d’hier soir sur TF1-France2. J’aurais pu railler le style complaisant des journalistes trop contents d’avoir été choisis par le prince qu’ils en seraient presque venus à oublier de poser les questions (ça tombe bien, hier soir, l’invité avait comme d’habitude tendance à faire et les questions, et les réponses). J’aurais pu m’attarder sur le manque de remise en question de celui qui a été élu le 8 mai 2007 et que j’ai encore beaucoup de mal à appeler “Président”. J’aurais pu commenter le nouveau sondage Opinionway qui explique que 49% des français ont été séduits par Sarkozy (en sachant que cet institut cette agence de communication à la solde de l’UMP a tendance à systématiquement doubler les scores de Sarko, ça ne fait vraiment pas beaucoup).
J’aurais pu aussi relayer la rumeur qui buzze dans tout Paris et qui annonce une suppression imminente du RMI (piquer de l’argent aux plus démunis, voilà un bon plan pour redonner du pouvoir d’achat aux français… en même temps, si ça peut permettre de rembourser les 15 milliards d’euros filés aux français les plus riches dans le cadre du paquet fiscal… non vraiment, assez de mauvais esprit).
J’étais d’humeur sarcastique… et puis… cette info, publiée sur le site Nouvel Obs.
Le Pen remet ça. “J’ai dit que les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale : ça me paraît tellement évident”, citation extraite d’un entretien donné par le vieux leader d’extrême droite au magazine Bretons. Une énième provocation, une de plus, qui montre que sous le marketing électoral new-look du FN, Le Pen a toujours les idées aussi nauséabondes.
Interrogé sur les camps de la mort, il en rajoute une couche et assume un révisionnisme terrifiant : “mais ça, c’est parce que vous croyez à ça. Je ne me sens pas obligé d’adhérer à cette vision-là. Je constate qu’à Auschwitz il y avait l’usine IG Farben, qu’il y avait 80 000 ouvriers qui y travaillaient. À ma connaissance, ceux-là n’ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés”. Je sais qu’en relayant le propos, je participe à ce petit jeu malsain dont Le Pen s’est fait le spécialiste : provoquer, faire hurler pour exister…
N’empêche que cette énième déclaration, qui vaudra probablement à son auteur de nouvelles poursuites judiciaires (tant mieux), me rappelle qu’en France, une frange de la population dont je n’arrive pas à évaluer le pourcentage considèrera toujours que l’occupation n’a pas été franchement inhumaine, qu’on en fait quand même beaucoup autour de cette histoire de Shoah et que dans notre beau pays, ces évènements ont dieu merci surtout touché les étrangers…
Ça pue. Sale journée.
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Tu l’écris toi même, en relayant cette info tu participes à ce jeu malsain. Je suis tout autant ulcéré que toi de ces propos mais le bruit médiatique qui est fait autour de cela fera dire à ce monsieur dont je préfère ne pas citer le nom qu’il a réussi son coup.
Pour revenir aux poucentages de personnes croyant ce discours, je pense et j’espère qu’il est faible.
Mais l’aventure d’un copain prof d’histoire en banlieue nord me fait penser qu’une nouvelle génération de négationniste est né. Quand il a commencer à parler de la shoa, des camps et de l’horreur nazi, certains élèves lui ont rétorquer que c’était des invention du mouvement sioniste et plus les années passent, plus ces élèves y croient…..
J’aurais vraiment préféré que l’on se chamaille sur l’intervention de Jeudi car pour un fois j’ai pas aimé lire ta note
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