Je n’ai jamais été fan des commémorations avec drapeaux tricolores et Marseillaise. Non pas que je sois particulièrement anti-patriotique… juste le genre à préférer une bonne grasse mat’ à un défilé militaire le 14 juillet.
Mon état d’esprit, dimanche dernier, alors que je m’apprêtais à assister à la cérémonie de la Journée Nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation sur le parvis de la Mairie du XVème, était plus proche du “qu’est-ce que je fais là” que de l’enthousiasme débordant. Anne Hidalgo avait insisté… beaucoup insisté… pour que les élus de gauche du 15ème qui le pouvaient soient présents. J’y étais donc, avec Anne, Fatima Lalem (conseillère de Paris et adjointe de Bertrand Delanoë) et José Baghdad, Isabelle Roy et Mathieu Blin, tous trois conseillers de l’arrondissement. Coté majorité, seul Jean-Manuel Hue, l’adjoint au maire du 15ème en charge de la mémoire et des anciens combattants était présent… un peu dommage.
J’ai rapidement su ce que je faisais là. En en reparlant avec certains amis, hier soir, je crois ne pas être le seul à avoir été extrêmement ému par cette cérémonie. Comme tout le monde, j’ai été pris par cet élan républicain, renforcé par la présence d’anciens résistants et d’anciens déportés. Comme tout le monde, j’ai ressenti cette impression de partager une Histoire commune. Anne nous avait assigné la mission de déposer une gerbe, envoyée par le maire de Paris, au pied monument aux morts situé à proximité de la mairie… quelques secondes qui me sont apparues comme une immense responsabilité.
Prochaine cérémonie le 7 mai à 18h00 devant la Mairie du 15ème pour la cérémonie du 63ème anniversaire de la victoire de 1945.
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