Ça ne bouleversera pas le quotidien des français, ça ne changera rien à la politique de Sarkozy… mais le débat sur le “libéralisme” assumé de Bertrand Delanoë n’en fini plus d’agiter le ps, les médias et la blogosphère. Sur le fond, je reste sur l’avis que j’avais exprimé dans mon précédent post : ça fait très longtemps que le PS est libéral sur le plan philosophique et anti-libéral sur l’économie. Cette idée, Philippe Axel la résume bien mieux que moi sur son blog. Rien de nouveau sous le soleil.
Bertrand Delanoë a beau passer toute une journée à enfoncer des portes ouvertes sur le thème “nous sommes pour les libértés individuelles” avec ses amis jospiniens, il n’empêche qu’en ces périodes de pouvoir d’achat en berne et de délocalisations, le terme “libéral” demeure plus que jamais chargé de symbole. Comme Iconoclaste, je pense qu’on n’a pas besoin d’être libéral pour défendre les libertés, il suffit simplement d’être socialiste. J’ai même envie d’ajouter que ce débat est un peu à coté de la plaque : à court terme, je ne vois pas de grande menace pour les libertés individuelles dans notre pays. Au lieu d’en faire des tonnes sur le libéralisme, Bebert ferait mieux de chercher à rendre les libertés effectives en utilisant de nouveaux leviers pour que la gauche puisse continuer à jouer son rôle émancipateur.

Reste une question : mais qu’est-ce qu’à voulu faire Delanoë en s’affichant libéral ? Quelques hypothèses.
La plus répandue, c’est que Delanoë a essayé de cliver, convaincu du fait qu’il n’existerait pas vraiment de différences idéologiques entre lui et Ségolène Royal. Si c’était l’idée, c’est gagné. Ségolène Royal a expliqué ce week-end que socialisme et libéralisme étaient incompatibles. Les deux principaux présidentiables avaient pourtant déjà beaucoup de sujets clivants sous la main comme la démocratie participative ou les alliances du PS.
La deuxième hypothèse, c’est que Delanoë était certain d’avoir la gauche du parti dans la poche. Du coup, il a tenté le coup de la prise en tenaille en essayant de récupérer quelques voix à la droite du PS. Bilan mitigé à en sujer par ce sondage publié sur le site du nouvelobs.
Troisième hypothèse : Bebert a voulu obliger Royal à se positionner à gauche pour pouvoir soulignern ensuite, le non sens que représenterait une alliance avec le MoDem. C’est ce qui est sous-entendu dans cet article de Libé.
Reste la dernière possibilité : Bebert a juste voulu se faire un coup de pub et n’a pas anticipé la controverse qu’il allait déclencher.
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merci pour la citation ![]()
Tres sympa ce blog !
Bon billet !
Envoyé le 28 mai 2008 à 8:50
Ou alors il a tout simplement été cohérent avec la campagne municipale (qui a permis ton élection) et dans laquelle il affirmait “être à l’aise dans l’économie de marché, la compétition, l’économie mondialisée”, dont l’état et les collectivités locales se devaient de corriger les injustices et de mieux répartir la richesse produite
Quant aux libertés individuelles, si cela permet le retour dans le débat du droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales, je pense que tu devrais t’en réjouir
Bonjour Philippe et encore bravo pour ton blog très malin. Je tenais simplement à te remercier pour ta citation à l’ordre des blogueurs ….. et te signaler que MARGUERITTE possède 2 T.
A bientôt!
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