A Amsterdam, le mémorial du Wertheim-park ne peut laisser aucun visiteur indifférent. Le mot Auschwitz inscrit en transparence sur une plaque de verre permet immédiatement de comprendre la fonction de l’installation. Le regard se dirige ensuite vers les miroirs installés au sol. Six miroirs, à la mémoire des six millions de personnes ayant péri dans les camps de la mort.

Le regard s’arrête alors sur les nombreux impacts qui figurent sur le monument. Le visiteur ressent alors une étrange sensation. Je me souviens m’être demandé pourquoi la ville d’Amsterdam avait laissé cette installation dans un si mauvais état, m’être demandé si le monument avait été l’objet d’actes antisémites…

La lecture du panneau figurant à coté du monument permet de comprendre le message. Auschwitz a fissuré le ciel pour toujours…
Plus qu’une stèle, le mémorial imaginé par Jan Wolkers propose une expérience au visiteur. Le caractère très abstrait permet la prise de recul. On est ici bien loin des stèles commémoratives à vocation purement informative. Une bonne idée qui pourrait constituer une source d’inspiration pour le travail de mémoire de la ville de Paris (qui, pour répondre à Julien, a depuis de nombreuses années une action extrêmement volontariste en la matière edité 8/8/08)
Tags: mémoire
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Envoyé le 31 juillet 2008 à 12:48
Bonjour Philippe,
Il faut sans relâche et sans faiblesse rappeler que la barbarie, la saloperie humaine comme l’a crié Etty Hillesum, morte à Auswitch, telle une blanche plume balayée par la furie sans nom n’est pas seulement derrière nous. Il est vrai que le travail de mémoire doit s’ancrer dans un mécanisme plus dynamique que la stèle figée, c’est une très intéressant idée à travailler. Je lis en ce moment le livre d’Imre Kertész “Le refus”, et c’est avec d’autant plus d’émotion que j’ai ouvert ton blog aujourd’hui.
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