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Dupleix… deux mois après

Il y a deux mois, Demba Touré, un jeune du 15ème trouvait la mort dans des circonstances tragiques. Dans le quartier Dupleix, l’heure était alors à la prise de conscience : plus jamais ça.

dupleix

Pour répondre aux inquiétudes légitimes des habitants, une concertation a été organisée par la ville. Le débat animé par Anne Hidalgo en janvier dernier a permis de cerner les problèmes. Je reste convaincu que les réponses apportées vont dans le bon sens (le détail ici). Bien sûr, l’émotion et l’action politique sont deux temps différents. Il n’empêche que ces mesures sont déjà engagées.

Il est une chose que la politique aura du mal à reconstruire sans le concours de l’ensemble des habitants du quartier Dupleix : le lien social, l’envie de vivre ensemble. La plupart des habitants du quartier l’ont compris. Des associations se sont formées. Peu à peu, le dialogue entre des populations différentes semble se nouer.

Dommage que dans ce contexte, certaines personnes, une minorité certes… mais une minorité dangereuse… trouvent un malin plaisir à jouer au jeu malsain de la stigmatisation. La campagne d’intoxication est bien engagée : création d’un blog signé d’un mystérieux collectif « Dupleix en colère », lettre ouverte, pétition… on connait la chanson.

Toujours les mêmes méthodes : désigner des boucs émissaires (« un groupe de jeunes du quartier »), opposer les uns aux autres (« Nous » et « ces gens »), lancer des attaques ad hominem pour intimider, relayer docilement le message de la mairie d’arrondissement tout en prétendant être indépendant. Cette semaine, l’intox’ s’est transformée en un véritable travail de désinformation grâce au relai du Parisien et du Figaro.

A l’origine du buzz ? Une affaire banale. Des gamins entrent dans un G20 pour piquer des friandises. Ils sont rapidement attrapés par les vigiles du supermarché. Un gamin se débat, s’énerve, gesticule, lance un coup de pied dans la porte. Incivilité oui… grande délinquance non.

Illico presto, déploiement de forces de l’ordre. Le quartier est quadrillé. Pour en avoir discuté avec certains policiers, je crois ne pas être le seul à avoir trouvé la réponse quelques peu disproportionnée. 3 voitures. 10 policiers à vélo. Tout ça, à l’origine, pour une histoire de bonbons.

Dans les journaux, le vol de friandise devient « une poussée de violence » (Le Parisien de mercredi) : « Les individus ont d’abord saccagé des marchandises, puis brisé une vitrine du magasin, avant de prendre la fuite à pied en direction de la station RERC Champ-de-Mars-Tour-Eiffel ». La demi-douzaine de gamins se transforme en « un groupe d’une vingtaine de jeunes cagoulés et armés de barres de fer ». Une propagande bien huilée et à l’évidence totalement orchestrée.

Publié par Philippe à 0:49
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Il y a 10 commentaires pour cet article
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10 Commentaires

deshaies deivy
Envoyé le 22 février 2009 à 4:23

je ne dirais seulement MERCI mais vraiment MERCI du fond du coeur: MERCI
au nom du groupe de FACEBOOK: Demba un Homme en Or

Z.
Envoyé le 23 février 2009 à 21:41

Monsieur,

je suis atterré par la teneur de votre article. J’habite dans l’immeuble au pied duquel un garçon de 21 ans est mort tragiquement. Ce drame est un drame de la misère sociale j’en conviens. Mais c’est aussi et surtout celui d’une politique de mixité sociale sans accompagnement. On a placé un grand nombre de famille en difficulté au milieu de la population la plus « ghettoisée »…celle des riches.
Oui, sans accompagnement cela ne peut pas fonctionner. Mais de là, à de nouveau proposer des « mesurettes » comme « développement des activités sportives »… vous vous moquez du monde monsieur Mouricou. Les gamins ne veulent même pas faire 300 mètres pour aller jouer sur un terrain adjacent, ils préfèrent jouer sur l’esplanade jusqu’à deux heures du matin en cassant les vitrines des commerçants. Si à la rigueur personne ne leur à jamais appris le civisme on peut l’apprendre aux parents. En auriez vous le courage ?
Mais comme vous avez en grand coeur d’homme de gauche, je vous invite à venir passer une nuit chez moi quand les cris de quelques pauvres jeunes désoeuvrés empêchent des familles entières de dormir. Vous êtes vous déjà fait cracher dessus, monsieur ?
Mais je pense qu’en tant que privilégié je n’ai sans doute pas votre attention. Et puis vous devez certainement avoir beaucoup à faire avec la famille en difficulté que vous avez accueilli dans votre propre appartement pour soulager votre conscience d’élu de gauche qui gagne très bien sa vie avec nos impôts et qui se permet ensuite de nous dire comment mener la notre.
Je suis las de vos discours inutiles qui ont pour effet pervers de pousser un grand nombre de nos concitoyens à voter pour l’extrême droite. Le danger pour la démocratie ce sont les discours comme le votre. Irresponsable, vous poussez les gens excédés vers l’extrémisme et vous ne rendez pas services à ces français de deuxième ou troisième génération, comme moi, qui subissent ensuite les foudres de leurs concitoyens fatigués par l’absence d’accompagnement éducatif et répressif (ce mot vous fait-il peur ?). Je pourrais écrire sans m’arrêter, mais je crains que toute façon vous n’ayez pas le courage ni de publier mon commentaire, ni de me rencontrer.
Vous l’aurez compris je ne suis à priori pas de votre bord politique, mais pour autant mes parents mon quand même appris l’amour et le respect des autres, l’entraide. On est un homme bon quand pour donner sa chemise on s’assure que c’est bien la dernière que l’on ait, disais mon grand père… Je pense en toute honnêteté avoir bien plus côtoyé la misère que beaucoup des beaux parleurs de votre acabit, et je ne crois pas que la solution vienne un jour de ceux qui prêche la solidarité avec la main sur coeur pour protéger leur portefeuille.

Cordilalement

M. Z.

Philippe
Envoyé le 23 février 2009 à 22:08

@Z. : Que d’agressivité dans ce commentaire. Je trouve la fin de votre propos plus que déplacée (mais passons).

Vous enrobez votre discours dans une lutte des classes visant à opposer les riches et les moins favorisés… c’est précisément l’illustration de la dérive que j’ai essayé de décrire dans cet article.

Sur le fond, il ne s’agit pas de nier le manque d’accompagnement sur lesquels vous insistez. L’ensemble de logements sociaux de la rue George Bernard-Shaw, qui a été conçu au milieu des années 90, est sorti de terre en 1997. La réflexion en matière de politique de la ville était alors balbutiante. Ne cherchez pas d’excuses dans les éléments qui précèdent, simplement un constat.

Les erreurs réalisées par nos prédécesseurs (qui étaient d’une autre couleur politique que la mienne) justifient, à mon sens, que nous adoptions une politique volontariste. Cette politique, c’est tout le contraire des mesurettes que vous décrivez. Puisque vous semblez l’ignorer, un travail de prévention, d’insertion professionnelle et de renforcement de la citoyenneté est engagé. Concernant le maintien de l’ordre public, il s’agit d’une dimension indispensable. Permettez-moi, à ce sujet, de vous renvoyer vers la préfecture de police, vers l’Etat et vers les deux députés du 15ème car comme vous le savez, cette compétence n’est pas du ressort de la ville de Paris (même si la ville contribue largement au financement de la préfecture).

Quant à la mise à disposition d’installations sportives pour les jeunes, nous assumons. Il s’agit de lutter contre un désoeuvrement dont on connait les conséquences.

Quelques mots à propos de votre petit laïus sur la responsabilité individuelle. Sachez qu’il s’agit d’une notion qui très importante à mes yeux et qui s’applique également aux électeurs de l’extrême droite et à leurs choix politiques inexcusables car contraires aux valeurs de la république. Mais curieusement, votre conception de la responsabilité semble être pour le moins sélective.

Enfin, pour terminer sur votre injonction de rencontre. Comprenez que compte tenu de la teneur plutôt désobligeante de votre commentaire, je ne souhaite pas y donner suite. N’y voyez aucun manque de courage… simplement un manque d’envie.

Très cordialement.

Z.
Envoyé le 23 février 2009 à 23:04

Monsieur,

Ne voyez aucune agressivité dans mon propos mais simplement de la colère. Je suis profondément désolé si le ton discourtois de mon propos vous a ému.
Certes je ne vous connaît pas et croyez bien que je regrette le fait que vous ne vouliez pas me rencontrer. Mais quand on publie son humeur il faut savoir accepter un peu de contradiction. Mon billet ne cherche pas à vous attaquer personnellement ; je voudrais juste un peu vous ouvrir les yeux. Prôner la solidarité (qui est un valeur de gauche paraît il…je reste perplexe) est une chose. L’appliquer en est une autre. La voie politique que vous avez chois est noble, et j’aurais aimer pouvoir faire de même si la vie n’en avait pas décidé autrement.
Revenons à nos agneaux. Le travail de prévention et de renforcement de la citoyenneté se concrétise, sous mes fenêtres, par ce que le français moyen appel couramment du « bordel ». Je n’ai jamais vu un gymnase remplacer une véritable politique d’insertion sociale. Depuis quand le désœuvrement sociale se soigne t-il avec un ballon ? J’entends depuis des décennies la même rengaine (Toujours la même chanson : Les logiques mimétiques…) . Rien ne change. Peut être manquez vous juste d’un peu d’imagination.
Oui vos prédécesseurs ont commis des erreurs, et leurs ainés aussi. Nous héritons d’un climat social désastreux qui trouve sa source non pas l’année de votre naissance, mais bien avant, j’en conviens. Une politique volontariste EST nécessaire, mais la voie que vous nous proposez de suivre en compagnie de Mme Hidalgo ne marche tout simplement pas. Il manque une jambe à vos idées. …le réalisme. C’est nécessaire si on veut que l’idéologie avance.
Je vis dans cette rue, et oui il y a des incivilités que l’on ne peut pas punir par de la prison. Mais il y a aussi du trafic de drogue et c’est de la grande délinquance pour les enfants qui voient cela tous les jours. Me renvoyer vers les forces de sécurité pour le volet répressif manque un peu fair-play. La politique de sécurité est définie par les politiques. Les forces de police ne sont que le bras « armé » des élus du peuple. Il faut du courage pour faire de la politique. Accepter l’idée que la répression est aussi nécessaire est une logique raisonnable dans un Etat de droit et une démocratie. La mort de la démocratie c’est l’absence de respect des règles communes acceptées par tous.
Enfin, ma conception de la responsabilité n’est pas sélective. Je crois simplement que l’engagement politique est une lourde responsabilité. On ne peut pas dire n’importe quoi et s’en retourner à sa vie de tous les jours. Les actes et les paroles ont des conséquences. La « SUR médiatisation » des problèmes de sécurité est irresponsable. Dire qu’ils se résolvent avec la construction d’un gymnase (vous l’aurez compris, c’est un raccourci) est aussi irresponsable. L’élu est au dessus du peuple en ce sens qu’il s’engage pour lui. Celui lui donne des privilèges mais surtout des devoirs. Il doit accepter et réfléchir aux conséquences de ses propos vu par beaucoup (et c’est la preuve que la république vit toujours) comme seul solutions à leurs problèmes.
Je crois que nous avons énormément de chose à nous dire au contraire. L’avis contraire n’est pas inutile. Il permet de grandir, de se grandir.

lettre
Envoyé le 24 février 2009 à 0:05

Lettre ouverte à Mme Anne Hidalgo
Madame Hidalgo,

Nous donnons suite à votre courrier du 2 Janvier 2009 concernant le meurtre du jeune Demba.

Comme vous le dites très justement, rien ne justifie un tel acte et celui-ci ne doit pas rester sans réponse.

En revanche, permettez nous d’émettre quelques objections quant aux réponses que vous souhaitez apporter :

votre plan d’action consiste essentiellement en de la prévention (cellule d’écoute, actions éducatives et de prévention, accompagnements, médiation…), c’est sur ce point que nos avis divergent.

Nous habitons la rue George Bernard Shaw (lieu du drame) depuis 2001 et, malheureusement, nous avons vu ce quartier se dégrader de mois en mois, d’années en années. Nous avons dû appelé un nombre incalculable de fois le commissariat central du 15ème pour qu’ils envoient une patrouille afin de faire respecter l’ordre et la tranquilité du voisinage. En effet, presque tous les soirs et tous les week-end, un groupe de jeunes du quartier sème le trouble, joue au foot ou au basket tard le soir, se bagarre sans cesse…

Cet état de fait n’a fait qu’empirer au fil du temps. Plusieurs règlements de compte ont déjà eu lieu, le dernier remontant 15 jours avant le meurtre a eu lieu au pied de notre immeuble, une des bandes était composée de jeunes habitants du quartier. Ils étaient armés de bâtons, poteaux anti-stationnement et autres objets contondants.

Comme vous pouvez le constater : nous vivons dans un quartier tranquille.

Ces jeunes n’ont aucun respect pour la vie d’autrui ainsi que pour les biens publics (dégradations des poteaux, panneaux de rue, lampadaires, tags « PK » visible dans tout le quartier…) et encore moins pour leurs voisins.

Ces mêmes jeunes sont pourtant, pour la plupart, nés dans ce quartier, ils ont donc évolué dans un cadre privilégié (écoles, commerces, transports, terrains de sport…), alors pourquoi cet incivisme ?

L’origine de ce problème est la démission des parents de ces jeunes de leur rôle et de leur responsabilité parentale. Trouvez-vous normal que des jeunes mineurs soient seuls dans la rue tard le soir ?

Aucune excuse, aucune explication ne justifie l’attitude de ces personnes, le constat est simple : la mixité sociale est un échec pour la plupart de ces gens, car pour que la mixité soit une réussite, il manque une composante indispensable, une condition sine qua non : la volonté de s’intégrer, la volonté de réussir, le respect de la vie en communauté. Vous pouvez leur offrir des vacances, employer des médiateurs à temps plein, implanter des terrains de sport, en bref acheter la paix sociale, cela ne règlera pas le problème.

A propos de terrain de sport, il se trouve que le champs de mars est équipé, depuis de nombreuses années, de terrains de foot et de basket ouverts à tous et à toutes heures.

Concernant votre opération ville-vie-vacances, arrêtez nous si nous nous trompons mais l’ensemble des jeunes du 15ème arrondissement peuvent donc bénéficier de cette opération ?

Nous souhaiterions donc connaître le programme proposé, à moins qu’une fois de plus, seuls les familles de ces jeunes privilégiés puissent en bénéficier.

Une dernière question : qui finance l’ensemble de votre plan d’action ? Nous avons une petite idée sur la question : les impôts payés par les habitants de notre quartier qui subissent à longueur de temps l’absence totale de respect de ces jeunes. Nous pensons sincèrement que nos impôts pourraient être utiles pour venir en aide à des personnes qui n’ont pas de toit, donc pas d’APL, pas d’allocation familiale…

Les habitants, qui subissent en permanence les désagréments impliqués par le mode de vie de ces jeunes, n’osent pas s’exprimer librement vis à vis de la situation du quartier par peur des représailles envers leur famille.

En conclusion, vous comprendrez notre reconnaissance envers ces jeunes qui font de ce quartier un lieu paisible où il fait bon vivre en famille.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Madame, nos salutations distinguées.

Philippe
Envoyé le 24 février 2009 à 0:19

Quelques commentaires rapides en reprenant vos propos :

« Je n’ai jamais vu un gymnase remplacer une véritable politique d’insertion sociale. »
=> Moi non plus. C’est la raison pour laquelle nous avons une politique d’insertion sociale. Si vous voulez vous associer à ma demande de voir le quartier Dupleix classé politique de la ville en vue d’accélérer les choses, soyez le bienvenu.

« Le travail de prévention et de renforcement de la citoyenneté se concrétise, sous mes fenêtres, par ce que le français moyen appel couramment du « bordel ». »
=> Jugement injuste pour un programme qui vient tout juste d’être lancé et dont les effets vont mettre pas mal de temps à se produire (pas de démagogie, la situation ne va pas s’améliorer d’un coup de baguette magique).

« Mais il y a aussi du trafic de drogue et c’est de la grande délinquance pour les enfants qui voient cela tous les jours. »
=> Raison de plus pour arrêter les délinquants qui ne sont d’ailleurs pas issus du quartier. Je reprend ici les propos des forces de l’ordre qui expliquent que le trafic de drogue dans le quartier est tenu par des réseaux organisés venant de l’extérieur (il s’agit d’ailleurs assez rarement de jeunes). J’ajoute que ces individus ont tout intérêt à ne pas trop attirer l’attention pour que les affaires se poursuivent.

« La « SUR médiatisation » des problèmes de sécurité est irresponsable. Dire qu’ils se résolvent avec la construction d’un gymnase (vous l’aurez compris, c’est un raccourci) est aussi irresponsable. »
=> Si vous voulez parler de la construction prochaine du gymnase Dupleix, ce dossier était engagé depuis de nombreuses années. Sa mise en oeuvre n’est donc pas liée aux récents évènements. Cela dit, pour bien connaître le projet, je peux vous dire qu’il s’agira d’un très bel équipement.

Philippe
Envoyé le 24 février 2009 à 20:48

Il m’est arrivé une chose étrange aujourd’hui. J’ai reçu un coup de fil d’une personne m’expliquant qu’elle n’était pas à l’origine des commentaires postés sur ce blog et sur lesquels figurait sa signature. J’ai donc évidemment enlevé son nom.

A l’évidence, certains s’amusent à usurper l’identité d’autrui lorsqu’ils souhaitent poster des commentaires. L’adresse IP de l’auteur de ce commentaire est d’ailleurs la même que celle qui a posté la lettre ouverte à Madame Hidalgo ce qui en dit long sur les méthodes utilisées par le soit disant collectif « Dupleix en colère ».

amadou
Envoyé le 26 mai 2009 à 2:47

depuis que je vais avec mes amis à la boxe, j’ai compris beaucoup de choses car le coach ( amirouche) nous explique et nous conseille,on rencontre les gars des autres quartiers, c’est de la bombe ce type et en plus il fait mal avec ses môts et ses poings.
RESPECT

pamela
Envoyé le 5 juillet 2009 à 11:48

J’ai vécu dans ce quartier il y a 15 ans, il n’y avait jamais le moindre problème, j’y suis retournée par hasard il y a trois ans, à Dupleix et ce que j’ai vu m’a proprement écoeurée : des voyous agressifs et désoeuvrés, des tags, je me suis même fait insulter dans le parc.
Pauvre France, avec ses élus Bisounours de gauche, elle n’est pas sauvée

Funky
Envoyé le 28 août 2009 à 0:44

Cher Monsieur,

Vous défendez avec ferveur la cohabitation entre gens aisés (et qui pour la plupart travaillent pour avoir ce « privilège ») avec des gens défavorisés. Très bien, c’est louable. Toutefois, pour remporter l’adhésion de la population, peut-être pourriez-vous ajouter une condition, à savoir que les bénéficiaires de ces mesures se comportent avec civisme.

Tout droit accordé appelle en contrepartie un certain nombre de devoirs. Commencez-donc à défendre les valeurs premières de ne pas agresser son voisin et, prenons-nous à rêver un peu, de respecter la tranquillité de son voisinage (je vous vois déjà rougir de colère) et vous nous parlerez ensuite de pique-niques avec les jeunes du quartier et de joyeuses promenades à bicyclette sur le champ de mars;-)

Au lieu de cela, vous vous insurgez contre la stigmatisation de ces braves gens qui cassent une vitrine pour trois bonbons ou les petites agressions à coup de battes qui, à bien y réfléchir, sont avant tout des jeux de gosses n’est-ce pas? En revanche, vous ne vous privez pas pour stigmatiser une population qui paie un loyer délirant et qui tous les soirs se demande quel chemin prendre pour ne pas risquer de se faire au mieux insulter, au pire agresser.

Ces derniers ne sont pas des arriérés mais seulement certains de vos électeurs qui souhaitent profiter avec leur famille des quelques heures de détente qui leur restent après le travail. Leur conviction est sans nul doute la même que la vôtre mais leur discour est bien plus réaliste et mesuré que le vôtre : si vous offrez une glace à votre enfant et qu’en guise de remerciement, il l’écrase contre le mur, il me semble bien plus juste, après une première mise en garde, de la lui retirer plutôt que de lui offrir une double chantilly le jour suivant!

Pour conclure, ayez les mêmes exigences de respect à l’égard de vos électeurs bénéficiaires qu’à l’égard de vos électeurs contribuables sinon les vaches à lait vont, elles aussi, descendre dans la rue avec serre-têtes et rouleau à pâtisserie ; ce sera la terreur !

Bien à vous

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