Hier se tenait le traditionnel diner des correspondants à la maison blanche. Comme de tradition depuis la présidence Bush, le président des Etats-Unis a pu se livrer au difficile exercice du discours à prendre au deuxième degré. La démocratie américaine a ceci d’exemplaire qu’elle ne se prend pas toujours au sérieux. Le discours d’hier soir est bourré d’humour… j’imagine les réactions outrées de commentateurs français si un homme (ou une femme) politique s’adonnait à cet exercice.
Tout y passe : le recours systématique d’Obama au prompteur, le récent survol de New-York par un avion de la maison blanche, la sympathie générale des journalistes à l’égard du candidat démocrate lors de l’élection présidentielle, l’Obamania qui frise parfois à l’idolâtrie, la grippe mexicaine, la primaire démocrate impitoyable…
Le discours se termine par un vibrant hommage au rôle de contre-pouvoir joué par les médias dans la démocratie américaine. Voilà au moins une tradition que les médias et les politiques français seraient bien avisés de transposer dans la démocratie française.
Mots-clefs :Barack Obama, Etats-Unis, humour
Il y a 4 commentaires pour cet article
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Envoyé le 11 mai 2009 à 7:54
Les journalistes américains ont pour objectif principal le 1er amendement.
Aux USA aussi, parfois les politiques demandent aux journalistes de ne pas écire ceci ou cela, de ne pas publier telle ou telle info…..mais pourtant ils le font car c’est un véritable pouvoir.
En France, il existe une sorte de « general agreement » entre journalistes et politiques, et on ne sait pas pourquoi ! Les exemples sont nombreux sous chaque présidence.
Mais il est vrai aussi que l’éthique des journalistes français est parfois douteuse et là aussi on y gagnerait pour la démocratie et l’avènement d’un vrai 4ème contre pouvoir
Oui enfin… ça c’était vrai avant Fox News et avant la guerre en Irak…
Envoyé le 11 mai 2009 à 14:57
C’est encore vrai depuis la guerre en Irak – c’est bien la presse américaine qui a sorti les photos des GI aux positions douteuses avec les prisonniers irakiens.
Et ce n’est pas parce que Fox News avait une vision du monde très rétrécie que le reste des médias ne fonctionnaient pas comme le contre pouvoir que la presse américaine a toujours été
Il y a plusieurs politiques locaux qui en font les frais chaque année mais aussi bien d’autres personnes
la seule question c’est toujours mais qui est le contre pouvoir des journalistes qui dérapent ?
En meme temps, même le NY Times avait gobé le délire de Bush et Cheney sur les armes de destruction massive…
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