Le Parisien fait aujourd’hui le compte rendu de notre conseil d’arrondissement de lundi. L’ambiance est assez proche de la réalité : une tension extrême.
Dommage qu’il ne soit pas fait mention des sujets traités. L’ordre du jour a en effet abordé des points très clivants.
Le premier gros désaccord entre la majorité et les élus d’opposition portait sur le projet de transfert d’un certain nombre de compétences de la mairie centrale vers les mairies d’arrondissement. Il s’agit, de mon point de vue et de celui des autres élus de gauche d’un projet innovant… et de bon sens. Paris est historiquement une gérée de façon centralisée. Bertrand Delanoë a depuis 2001 initié un vrai travail avec les mairies d’arrondissements, notamment en renforçant leurs moyens. L’idée est aujourd’hui d’aller plus loin, notamment en matière d’attribution des subventions aux associations locales ou de gestion de la propreté.
Concernant l’attribution des subventions, autant le dire clairement, l’évolution voulue par le maire de Paris se traduira pas un contrôle renforcé de la part de notre groupe sur le maire d’arrondissement. Nous exigerons la mise en place de critères clairs et transparents… comme toujours.
Sur la propreté, l’idée n’est pas de décentraliser l’ensemble des compétences aux mairies d’arrondissement. Les maires d’arrondissement seront d’avantage associés afin de réaliser un véritable co-pilotage. Les moyens humains ne leur seront en revanche pas transférés : d’une part pour une raison sociale (les agents sont, à juste titre, très attachés à leur statut de fonctionnaires de la ville de Paris), d’autre part pour une raison d’efficacité liée aux synergies rendues possibles par l’existence d’un service d’échelle parisienne.
Pour la droite, c’est là que ça coince. A entendre l’adjoint au maire du 15ème plaider pour une privatisation pure et simple du service public de nettoyage, je ne me fais pas vraiment d’illusions quant à ce que ferait la majorité UMP du 15ème si elle avait la maitrise des moyens. Ce n’est heureusement pas à l’ordre du jour.
Le deuxième point de clivage de lundi soir était lié à l’installation d’une aire pour les gens du voyage dans le 15ème. A entendre les critiques de la droite (toujours les mêmes : trop cher, nuisances…), j’avoue avoir été un peu scotché. Paris ne fait qu’appliquer la loi. L’emplacement a été arrêté avec le préfet de Paris. Pas grand chose à redire… donc.
Mots-clefs :15ème, Conseil d'arrondissement, décentralisation, Paris, propreté
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